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La Perruche à Collier

Sa description

La Perruche à collier, Psittacula krameri, un oiseau d’une quarantaine de centimètre. Son plumage possède des nuances de vert et de jaune. Sa queue est très longue, au dégradé bleuté, ses ailes plus foncées voir noires en vue du dessous. Son bec est rouge à mandibule inférieure noire, ses yeux jaunes cerclés de rouge. Le mâle se distingue de la femelle par sa gorge noire se prolongeant dans le cou en un fin collier bordé de rose. D’où son nom ! Originaire d'Afrique subsaharienne et du sous-continent indien, la Perruche à collier s'est installée en France à partir d'oiseaux échappés de captivité ou relâchés. Ses premières observations remontent à 1974.

Elle se nourrit essentiellement de fruits, de graines, de bourgeons, de fleurs ou de feuilles charnues. En Asie, elle vient perturber les cultures car celle-ci va se nourrir dans les champs et les arbres fruitiers. Par chez nous, dans les parcs et jardins, elle peut s’attaquer aux arbres d’agrément et d’ornement (bien que cela reste à quantifier précisément).

Nous savons qu’elle est commence vers février et qu’elle est cavernicole : son nid se trouve dans une cavité d'arbre qui est souvent élargie ou réaménagée par les oiseaux eux-mêmes. Il est situé entre 3 et 10 mètres au-dessus du sol. Parfois, il est placé dans un pan rocheux fissuré ou dans un vieux mur. La femelle pond en février ou mars entre 3 et 4 œufs. Les deux parents (principalement la femelle) couvent une vingtaine de jours. Puis les jeunes sont nourris pendant encore environ 7 semaines avant de prendre leur indépendance.

Où et comment la trouver ?

Vous pouvez l’observer dans les jardins et parcs urbains. Elle vit en colonies et se repère facilement par ses cris stridents ! En effet, c’est une espèce grégaire dont les mâles vont se scinder pour la période de reproduction et devenir plus colonial. Tout ce beau monde se retrouve après le premier vol des jeunes oiseaux. Vous pourrez les voir faire des acrobaties dans les arbres. Elles sont capables de se tenir tête en bas aux branches !

Passez votre souris sur sa photo pour entendre son cri !

rougegorge

Son évolution et ses impacts

En France, son statut n’est pas établi par la Liste Rouge car celle-ci est une espèce introduite dans une période récente. Il va de même pour la liste du Nord-Pas-de-Calais en 2017. Elle n’est pas menacée car elle s’est bien adaptée dans les régions où elle a été introduite. Elle est même assez abondante grâce à son adaptabilité face à l’Homme. Elle a même plutôt mauvaise réputation auprès des écologues. Plusieurs questions ont été soulevées :

Va-t-elle concurrencer les espèces indigènes pour la reproduction ou les sources de nourriture ?
Peut-elle se comporter en prédateur d’espèces locales ?
Transporte-elle des micro-organismes pathogènes pour la faune ou l’espèce humaine ?

Clergeau et al. (2009) a démontré qu’elle se nourrissait particulièrement d’espèces exotiques comme le Marronnier d’Inde ou le Robinier, peu consommés par les espèces locales, mais aussi d'espèces végétales locales. Une étude du MNHN et de l’Agro Paris a montré que, bien que les espèces les plus petites sont écartées sur le moment, de manière générale, la diversité aux mangeoires urbains n’est pas affectée par sa présence. Pour les pathogènes, son étude de 2014 n’a pas apporté de preuves sur l’arrivée de micro-organismes nouveaux.

Quant aux sites de nidifications, des études de Strubbe et Matthyssen (2009) faites en Belgique ont montré que dans le cas d’une réduction importante de la disponibilité des sites, la Sitelle, elle aussi cavernicole, souffrait de la présence de la Perruche à Collier. Cela reste à prendre avec des pincettes que cela reste une situation peu probable dans la nature. Et pour cause, la population notre sujet a cessé de croitre en Flandres et Wallonie. Il a été aussi montré par Paquet et Weiserbs (2020) que les espèces cavernicoles locales n’a pas l’air d’avoir subi de conséquences de l’accroissement de la population de Psittacula krameri.

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En résumé, contrairement aux inquiétudes que les scientifiques peuvent avoir concernant l'impact sur notre biodiversité locale, il n’y a pas l’air d’avoir de risques. Bien sur, cela peut varier d’une agglomération à une autre. Par prévention, des mesures peuvent être prises. Elles peuvent néanmoins être en effet source de nuisance sonore et visuelle (bruits, fiente), faire des dégâts aux cultures. Elles peuvent être vecteur de psittacose, transmissible aux oiseaux et à l’Homme.

Ses réglementations

Réglementations Définitions
Convention européenne de Berne Assure des protections de la flore et la faune sauvage en particulier lors de l'élaboration de la politique nationale d'aménagement et de développement, ainsi que dans la lutte contre la pollution. Les Parties encouragent aussi l'éducation et la diffusion d'informations générales concernant la nécessité de conserver le patrimoine naturel sauvage.
Convention de Washington Garantit que le commerce international des animaux et des plantes inscrits dans ses Annexes, vivants ou morts, ainsi que de leurs parties et de leurs produits dérivés ne nuise pas à la conservation de la biodiversité et repose sur une utilisation durable des espèces sauvages.
Arrêté du 14 Février 2018 Est interdite sur tout le territoire métropolitain et en tout temps l'introduction dans le milieu naturel, qu'elle soit volontaire, par négligence, ou par imprudence, des spécimens vivants des espèces animales concernées. Sont interdits sur tout le territoire métropolitain et en tout temps l'introduction sur le territoire, y compris le transit sous surveillance douanière, l'introduction dans le milieu naturel, la détention, le transport, le colportage, l'utilisation, l'échange, la mise en vente, la vente ou l'achat de spécimens vivants des espèces animales concernées.
Arrêté du 28 Novembre 2019 Sont interdits sur tout le territoire de la Guyane et en tout temps l'introduction sur le territoire, y compris le transit sous surveillance douanière, l'introduction dans le milieu naturel, la détention, le transport, le colportage, l'utilisation, l'échange, la mise en vente, la vente ou l'achat de spécimens vivants des espèces animales concernées.
Arrêté du 31 Décembre 2019 Sont interdits sur tout le territoire de Mayotte et en tout temps l'introduction sur le territoire, y compris le transit sous surveillance douanière, l'introduction dans le milieu naturel, la détention, le transport, le colportage, l'utilisation, l'échange, la mise en vente, la vente ou l'achat de spécimens vivants des espèces animales concernées.
Arrêté du 28 Juin 2021 Sont interdits sur tout le territoire de La Réunion et en tout temps l'introduction sur le territoire, y compris le transit sous surveillance douanière, l'introduction dans le milieu naturel, la détention, le transport, le colportage, l'utilisation, l'échange, la mise en vente, la vente ou l'achat de spécimens vivants des espèces animales concernées.
Sources et liens utiles